Ce n'est pas que je me laisse faire, j'en ai juste plus rien a faire.

Ce n'est pas que je me laisse faire, j'en ai juste plus rien a faire.
Paye ta soirée ringarde, j'traine mon moral dans mes chaussettes oranges. Je soigne mon désespoir comme je soigne ma fringale, je pense à rien, je mange. Et puis, classique, y a ce beau brun accoudé au comptoir qui lance un regard circulaire. Il s'accroche à mes yeux, j'fais semblant de pas l'voir, j'existe sans en avoir l'air. Il s'approche de ma table, pour me demander l'heure. J'lui dis que j'ai du pommer mon portable le jour où j'ai perdu mon coeur. Parce que, oui, aujourd'hui plus personne n'a de montre; on matte l'heure sur son portable, parce que même les beaux bruns d'aujourd'hui n'ont pas honte de s'asseoir à votre table. Ca fait cliché, ca fait con, arlequin rouge passion, tout un monde d'évasion qui bave à l'impression. Un sourire sur les lèvres goguenard il me jette un " Bad Evening poupée ?" , je lui réponds " The Worth " en secouant la tête avec un air vaguement blasé. Et alors il me dit qu'en regardant mon assiette on peut savoir qui je suis. Qu'à la façon dont j'ai mis sur l'rebord mes courgettes je dois vraiment aimer la vie! Je précise que ma vie n'a rien de palpitant, si les courgettes me font pas envie c'est qu'elles sont froides depuis longtemps. Parce que, oui, aujourd'hui pour draguer c'est bien mieux de parler en anglais, de sortir des trucs de philo d'un gout douteux que personne comprend jamais... Ca fait cliché, ca fait con, arlequin rouge passion, tout un monde d'évasion qui bave à l'impression. Mon beau brun qui sait surement pleurer et rire au rythme des contes de fées, me demande, curiosité à assouvir, de qui je suis la dulcinée. J'prefere ne pas répondre si j'dis que j'ai pas de copain il m'dira " Quoi ? Une fille comme toi ?! " et si j'me ravise et lui avoue que j'en ai un, ben il est pas jaloux comme gars... Il me demande si je fume histoire d'aller dehors, alors on sort s'en griller une, vite refroidis par l'vent du nord. Monsieur le magnanime ote alors son blouson, et m'le met sur les épaules. Et ca la que j'lui sors mon refrain sur les clichés cons et lui à fond dans son rôle me dit : " Plus c'est cliché plus c'est bon. T'es la fille et moi le garçon. " Plus c'est cliché plus c'est bon. J'ai enfilé l'blouson...

Une histoire de blouson...

# Posté le vendredi 25 septembre 2009 17:44

Modifié le dimanche 25 octobre 2009 10:10

18ans. Le premier jour du reste de ma vie.

Vous ! Ne disparaissez jamais de ma vie. Cap ?
18ans. Le premier jour du reste de ma vie.

# Posté le samedi 17 octobre 2009 14:05

C'est la douleur qui fait écrire, tu sais. Les gens heureux n'ont pas d'histoires.

C'est la douleur qui fait écrire, tu sais. Les gens heureux n'ont pas d'histoires.
Ca m'a beaucoup appris. C'était sympa, d'être aussi triste quand j'attendais que tu reviennes. C'était très reussi. Et ça m'apprendras à avoir autant de peine. C'était très chouette tant de regrets pour mon petit coeur débile qui comprenait que dal. Pour être honnete j'étais parfaite dans le style transi qui vit ça pas du tout mal. Quand j'allais me pendre au plafond, dans la toile que l'araignée à tissé dans ma tête. Bref. C'était super. Ca m'a bien plu quand t'es venu me dire "je m'en vais" et d'oublier d'être fière. J'ai pas fais de manière, t'as vu. Contre les vents mauvais, fallait pas manquer d'air. C'était pas drôle mais t'as fais ça trop bien parce qu'on m'a dit que j'étais à la hauteur dans le rôle de l'ombre de ton chien qui pissait comme je pleure. Bref. Ca m'a beaucoup appris. C'était sympa, d'être aussi triste quand j'attendais que tu reviennes. C'était très réussi. Et ça m'apprendras à avoir autant de peine. C'était bien fait tant de vagues à l'âme. Tout ce chagrin, c'était vraiment précieux. Ca m'a beaucoup appris. Pour souffler sur le feu et attiser mes larmes au brasier de tes yeux. Bref. C'était super. Ca m'a bien plu.


texte: Monabsence.sky'
titre: luz-en-bulle.sky'
Photo: Emile Hirsh

# Posté le samedi 26 septembre 2009 10:08

Modifié le samedi 17 octobre 2009 06:55

Quand la fin du monde sonnera, on sera tous devant notre poste de télévision au lieu de regarder les étoiles.

On est sur l'autoroute. Il n'y a personne. Il est 19h, le soleil se couche et le ciel est magnifique. Coldplay tourne à fond dans la voiture et je regarde par la fenêtre le paysage défiler à toute allure pendant qu'eux fument leur cigarette. C'est donc ça le bonheur... Ca a été court mais tellement intense. On est tous les trois. Mes deux frères et moi. Ce n'est pas un jour spécial, il a plu toute la journée et demain, il y a école. Mais il n'y a pas de doute. Je suis heureuse. Il ne me manque rien. Et j'en tremble, tellement j'en suis consciente.
*
Quand la fin du monde sonnera, on sera tous devant notre poste de télévision au lieu de regarder les étoiles.

# Posté le samedi 26 septembre 2009 10:01

Modifié le mardi 13 octobre 2009 10:05

Pour chaque chanson, un souvenir. Pour chaque note, un sourire...

Pour chaque chanson, un souvenir. Pour chaque note, un sourire...
Je me revois allongé sur le lit, tous mes cours éparpillés autours de moi. La colonisation, les flux en Europe, les primitives et les dérivés, la flexibilité, le chômage... On était en Juin, il y avait du soleil, il faisait chaud... mais j'étais allongé sur ce lit et je devais faire rentrer tous ces cours dans ma tête. C'était une ambiance... disons bizarre. Le Bac... on en fait tout un plat, on nous en parle toute notre vie, et finalement, ça se résume à ça: une semaine dans une chambre à lire et relire des lignes parfois incompréhensibles, mais les lire quand même, jusqu'à ce que ça rentre. Ou pas.
Alors pour me vider la tête, ou plutôt non, seulement pour la reposer. Je me rappelle que je jetais mes fiches à côté de moi, que je fermais les yeux, et que j'écoutais Flipsyde et Akon sur Picking up pieces. Et maintenant que je le réécoute, ce morceau, pourtant pas original et en rien exaltant... 2 mois après, le Bac en poche... il y a tous ces souvenirs des années Avant-Bac qui reviennent d'un coup. Et je ne m'en étais jamais autant rendu compte mais putain... qu'est ce que c'était bien.

La nostalgie ? J'la connais bien...

# Posté le jeudi 17 septembre 2009 11:59

Modifié le mardi 22 septembre 2009 14:29